1980 - 4ème trimestre - NOVEMBRE '80


Vêpes di Tossint

 

Dispû todi, l' djoû do l' Tossint

Tot l' monde fait r'comandè sès djins.

On va trouvé Mossieû l' Curé

Qui scrit leûs noms su l' nwâr biyèt.

 

Aus Vêpes dès mwârts, tos t's‑ans djî r'va

Et dj' choûte volfi tos cès noms‑là.

I m' chone qui dj' riveu leùs visadje

Et qu' dj'ètind co tos leûs mèssadjes.

I gn‑a brâmint o « Grand Pachi «

Qui n'ont pont d' crwès èt qu' sont rovyis.

Si on n' lès fait pus r'comandè.

Causoz por zèls au vî Bon Diè.

 

Roger TABAREUX R. N

An.yéye.

 

IN MEMORIAM

Il affectionnait tout ce qui était beau, il aimait rendre service et faire le bien. Il est dans la plénitude de la Bonté.

Né à Saint-Josse ten Noode, le 15 novembre 1902, Léopold Jean DARAS vécut les premières années de son enfance très entouré de ses parents et grands parents. Son père, officier, s'employa à lui assurer très tôt une éducation dans laquelle les valeurs essentielles tenaient une grande place et taillaient des hommes de bien.

La douloureuse période de la première guerre mondiale fut très cruelle pour Léopold Jean. En octobre 1914, sous le feu de l'ennemi, son père tombait dans les boues de l'Yser.

A 19 ans, il entre au Ministère de la Justice. A cette époque, sa volonté de travail et de progrès, son ouverture à l'Art l'amènent à suivre parallèlement, en cours du soir, des études d'architecture à l'Ecole Saint-Luc de Bruxelles et à s'adonner, en la même école, en cours du dimanche, au dessin et à la peinture.

Au début de la deuxième guerre mondiale, il se met généreusement au service de la Patrie ; il est membre résistant du Mouvement national belge et de la Presse clandestine.

La guerre terminée, attiré par la quiétude du village, il fait acquisition, quelques années après son mariage, d'une maison à Falaën où il aimait passer les belles journées de la bonne saison.

C'est alors qu'émerveillé par l'élégante silhouette du Château-Ferme, il se mit en devoir de faire classer ce merveilleux témoin de notre passé, puis d'y organiser des expositions destinées à faire bénéficier le public des richesses historiques et culturelles de la région. Il les préparait avec une rare minutie tant il souhaitait qu'elles atteignent le but recherché, qu'elles soient idéalement présentées et qu'elles fassent la fierté du Syndicat d'Initiative auquel il

              faisait don constamment de son intelligence, de son cœur et de sa générosité. C'est lui qui eut encore l'idée, dernièrement, de la manière dont le S.I. devait s'associer à la célébration du 150, anniversaire de l'Indépendance du Pays en proposant une exposition sur le Baron Feuillen de Coppin de Falaën né et décédé au Château-Ferme et qui fut membre du Gouvernement provisoire de 1830. Il en assura toutes les démarches et souhaita qu'une plaque commémorative soit scellée dans la façade principale du musée.

Léopold-Jean DARAS était un érudit et un artiste. Avec un goût consommé des proportions, des teintes et de la décoration, il avait fait de sa demeure estivale de Falaën un petit bijou et un musée de peintures où dans chacune de ses toiles perçait son amour de la vie simple de la campagne.

De nombreuses distinctions honorifiques soulignaient les mérites de tous ordres que lui avait valus une vie de générosité : Chevalier de l'Ordre de la Couronne, Chevalier de l'Ordre de Léopold 11, Croix de guerre 40-45…

Pour les membres du Comité du Syndicat d'Initiative et de Tourisme de la Vallée de la Molignée et du Flavion, il était un ami affable, délicat, prévenant. Sa disparition laisse un très grand vide. Tous le regrettent profondément. Tous se souviendront de son exemple. Tous retiendront ses conseils.

P. HEBETTE.

 

Nouvelles du Syndicat d'Initiative et de Tourisme de la Molignée et du Flavion

Concours 1980 du Molignard

En sa réunion du 26 août 1980 le conseil d'administration a acté qu' AUCUNE réponse au concours 1980 n'avait été reçue. Par conséquent, le président a déclaré le concours clos.

Mais l'animation, prévue à l'occasion de la remise des prix, a eu lieu le 14 septembre au château-ferme. Le groupe des danseurs « Clap' Chabots Nam » a été admiré par de nombreux spectateurs dans une excellente ambiance.

Les réponses aux questions :

1. Ermeton-sur-Biert - La rivière Behoude

2. Furnaux - Xlle siècle ;

3.Flavion - Habitation et mouture de céréales (moulin) ;

4. Musée du Bois - Maredret

5. Sosoye - Abbaye du Jardinet de Walcourt ;

6. Saint Walhère - Fter

7. Eglise de Serville - 15 janvier 1936

8. Maharenne - XVIle siècle ;

9. Jean-Paul de Cesve - 1763

10. Rue du Château-ferme, 13 à Falaën. Mettre (clouer) quelqu'un au pilori.

On remettra ça en 1981 ! Les premières questions paraîtront dans le n° 1 de 1981.

Bonne chance !

 

Le Château-Ferme a fermé ses portes le 30 septembre 1980, après une année moins fructueuse que celle de 1979. Mais les conditions climatériques de juillet n'ont guère été favorales au tourisme.                                                .                             

Pour rappel les activités qui, outre l'exposition permanente sur le site de Montaigle, ont

eu lieu en 1980 :

- du 5 avril au 30 septembre : exposition  Feuillen de Coppin ;           

-du 1er, au 30 juillet exposition d'œuvres d'artistes florennois ;

-du1er , au 22 août exposition d'œuvres d’artistes de la Basse-Sambre ;

-du 28 août au 7 septembre « Onhaye… autrefois » par « Li Kinket » ;

-le 26 juillet : dévoilement de la pierre « Feuillen de Coppin » ;

-le 14 septembre : Les Clap's Cabots Nam.

Le Syndicat d'initiative voudrait faire mieux.

Ami lecteur, envoie-nous tes suggestions à l'adresse suivante : Syndicat d'initiative et de Tourisme de la Molignée et du Flavion, rue du Château-ferme 13 - 5522 Falaën.

 

S.O.S.

La fontaine de Hersain en péril

Quand, après avoir admiré le château en briques construit au XVIle siècle et les bâtiments en pierre de la grande ferme de Hontoir, le promeneur décide, en retournant vers Sommière, de s'arrêter à la fontaine de Hersain ; il cherche en vain. Ce ne sont, en ce début d'octobre, que champs de betteraves et labours.

Rien ! Absolument rien !

Pas trace d'une fontaine ! Mais où donc a-telle bien pu se nicher ?

Un guide du village, appelé à la rescousse, vous conduit vers Grange par un chemin de terre, s'arrête, prend des  points de repère

(Hontoir et un poteau électrique), trace une ligne imaginaire et vous dit : « C'est dans cette direction ».

Et en avant ! On marche dans un champ de betteraves, ensuite, il faut prendre mille précautions pour ne pas se faire une entorse dans les labours.

Plus de sentier !

Oh, surprise ! On l'aperçoit !

Mais, misère, quelle désolation

Les buissons, qui l'entouraient et protégeaient ses abords de l'érosion, ont été arrachés et JETÉS DANS LA FONTAINE ; la terre est labourée à proximité immédiate des versants.

La fontaine est en danger de mort !

Les autorités communales tolèrent-elles la disparition de ce monument très ancien                  

G. DEREINE

                                                             .

                             

Histoire de Weillen

Le village

 

Situation

Notre village se cache dans une vallée à droite de la route de Dinant- Philippeville, à 10 km de Dinant, à 3,5 km de Falaën. Altitude moyenne : 192 m et maximum : 225 m.

 

Sol et population

Son sol est argilo-calcaire et schisteux en quelques endroits. Sa superficie est de 638 hectares dont 232 de bois.

Ses hameaux : Flun-Ftroul - Frémivaux.

Sa population en 1910 : 343 habitants ; en 1930 : 340 habitants et en 1972 : 226 habitants. Notre village isolé dans un site qui ne manque pas de pittoresque, est arrosé par le ruisseau le Flavion qui se jette dans la Molignée à Foy-Marteau. Il était desservi par le vicinal Dinant-Florennes (arrêt à Onhaye, au Vivier, 3 km) et jadis par la ligne de Tamines-Dinant, gare de Falaën (5 km de Weillen).

La commune est exclusivement agricole : Ftroul, 100 ha - la ferme de Weillen, 100 ha, et deux petites, Flun, 40 ha, et Frémivaux, 40 ha. La petite culture a considérablement diminué car il ne reste qu'un cultivateur, M. Dogot. Cette population est quasiment toute locataire de la famille de Giey. Dans la propriété du baron de Giey, vers Onhaye, une exploitation de terre plastique ainsi qu'à Weillen en direction de Sommière. Sur le Flavion existait un moulin à eau démantelé en 1970. La terre à pipes de Weillen a été exploitée jusqu'au milieu du 19e siècle. Il y avait anciennement une école communale pour garçons et une école adoptée pour filles ; celle-ci était tenue par les religieuses de Champion.

Actuellement, il existe une école mixte et une école gardienne (communales). L'église moderne (1946) est de style ogival lancéolé et fut construite par la famille de Bruges de Gerpinnes sur un terrain lui appartenant. L'autel dans le style de la construction, est remarquable. Le patron est saint Pierre.

On organise fin juin une procession dite de la Saint-Pierre qui a quelque relation avec les marches de la Saint-Pierre dans l'Entre-Sambre. On invoque le saint pour la guérison des fièvres.

La kermesse annuelle a lieu le dernier dimanche de septembre actuellement avec la procession Saint-Pierre. Avant la construction de l'église actuelle, le culte était assuré dans une petite chapelle au centre du village, actuellement en ruines, une ancienne chapelle, dite des marronniers, en raison de l'ombrage qui la protège en direction de Chestruvin ; la chapelle Saint-Pierre 1880 vers le Flavion. L'ancienne chapelle ou église dont il ne subsiste que le chœur au lieu-dit Baty, contient quelques pierres tombales ; une de Amand de Moniot, mort en 1801.

Graphies : Weillen. En wallon, Weie-ien.

Welin, Welins, Welling en 1269. Wellin en 1380, 1603 Wellien en 1792. La graphie de Weillen n'est pas antérieure au XVIlle siècle. Ce vocable est d'origine germanique. A ne pas confondre avec Wellin (Luxembourg) et Wellen (Limbourg).

Remarques : il y a un Welling en Prusse, dans le cercle de Mayence ; des Wellen dans le Hanovre, cercle de Wollmirstedt ; la Sarre voir cercle de Saarbrück, et en Bohême, dans l'ancien cercle de Kaurzim.

A la fin du Xllle siècle, le comte de Namur exerçait directement ses privilèges de suzerain sur la partie de Weillen non comprise dans la seignerie foncière de Flun. Il avait la taille de saint Remy, soit 56 Sous de blanc ; le croit des animaux : le painage ; mortemain, formoture, command et corvée ainsi que l'ost, la chevauchée et toute justice. Le pré qui sera plus tard le fief du pré de l'île était aux mains de Matiers, qui l'avait accensé au receveur du comte ; un autre pré dit « Espaumeit » était tenu par un certain Mathieu ; sur ce pré, l'abbé de Waulsort-Hastière percevait la moitié des revenus. Plus tard, l'abbé de Waulsort percevra presque l'entièreté des revenus de toutes les terres et de tous les bois de Weillen.

C'est cette emprise des abbés de Waulsort-Hastière sur Weillen qui fera que Weillen ne connaîtra pas de seigneur hautain avant le XVIle siècle ; enfin un autre pré, sis près du bois des « Bruwières » était tenu par Jehan Kincheles. Déjà à la fin du XIIIe siècle, l'abbé de Waulsort partage avec le comte, par moitié, presque tous les revenus de Weillen. Les abbés de Waulsort avaient donc tous les droits de seigneurs fonciers et les gardèrent jusqu 1 en fin de régime ; quant à la seigneurie hautaine, elle ne fut constituée qu'au XVIle siècle au profit de la famille des aux Brebis, de Dinnat.

Flun. Du radical Fled ; d'où les mots latin flare, souffler ; fluere, couler ; flere, pleurer. Fluns, 1085 - Fluen, 1259 - Flun, 1284 - Flum, 1285 - Fluen, 1259. Ce mot est usité en langue romane aussi sous la graphie Flum, avec le sens de rivière. Le moulin de Flun est signalé dès le XI, siècle. La seigneurie foncière de Flun, du bailliage de Bouvignes, appartenait vers le milieu du XlVe siècle, à Henri de Flun ; celui-ci avait vendu à Johan Petit-Boin « le preit de l'île glissant dresseur le molin entre le chemin qui va à Wellin et le rieu de Flaon » et au milieu du XlVe siècle ce fief qui dépendait également du bailliage de Bouvignes était tenu par Michar dou Pont [le fief de l'île après Michar dou Pont, passa à Michelet dou Pont (1413) ; Jean Petit-Boin (1469), Henri PetitBoin (1480). Ce dernier le donna, en 1482, à Thierry Bonnant. En 1550, il était tenu par Jean Lochon, qui le vendit à Th. de Brandebourg.]

A Henri, succédait son fils Jean de Flun (r. 22 mars 1386) qui possédait toute la terre de Flun et le cours de la rivière de Flaon sur toute la traversée du domaine avec une cour de masuiers. Puis se succédèrent Henrion de Flun, fils du précédent (r. 22 octobre 1413) ; la soeur de Henrion, Agnès, épouse de Gilbin le Chisne ; Gilbinet le Chisne, fils de Gilbin (r. 21 juin 1456) ; Hubert le Chisne, sousdiacre, fils de Gilbinet (29 décembre 1494) ; Jean le Chisne, frère de Hubert (r. 31 mai 1516). Ce dernier vendit Flun, le 16.09.1547 àTh. de Brandebourg, époux de Catherine de

Liedekerke. Thierry réunit à la terre de Flun le petit fief de l'île dont nous avons parlé plus haut et qui avait une contenance d'un bonnier treize verges. Jean de Brandebourg, époux de Adrienne de Berlaymont, succéda à son père Thierry (24 décembre 1566, r. 16 octobre 1595) et fut lui-même remplacé par son fils Charles de Brandebourg époux d'Odiliana, baronne de Palant (r. 16 octobre 1695) qui mourut sans hoirs ; son frère Gilles, époux de Charlotte de Carondelet, recueillit la terre de Flun (r. 12 mai 1634) et la laissa à son fils Gilles, Florent (r. 8 octobre 1649). La veuve de Florent, Madeleine Montmorency et ses enfants vendirent la seigneurie, le 4 avril 1682, pou r 3.300 florins, à Henri Chabotteau, seigneur de Romiée. Mais l'année suivante, Caroline de Brandebourg, chanoisse de Munsterbilsen, assistée du baron de Dongebert, intentait une action en retrait ; la chanoisse obtint gain de cause et rendit Flun, le 27 novembre 1685, à François Ignace Thomas, seigneur de Scry et de Bossière et celui-ci, à son tour, la revendit à Gilles aux Brebis, écuyer, seigneur de Weillen (31 mars 1693). Michel aux Brebis fit donation de ses propriétés de Weillen à son ami NicolasFrançois de Pélisonnier (3 juillet 1728). La fille de celui-ci Angélique- Henriette, reçut le fief de Flun à l'occasion de son mariage avec JeanDominique-Augustin de Moniot, écuyer, qui devint seigneur hautain de Flun, le 3 mars 1753, ayant obtenu par engagère la seigneurie hautaine au prix de mille florins. Marie-Thérèse l'autorisa à réunir en une seule, les seigneuries de Flun, Weillen et Serville. Remarque : Dominique Auguste de Moniot avait été créé baron par lettres patentes du 24 décembre 1738 , il était le fils puîné de Philippe François de Moniot, écuyer, seigneur d'Hestroy et d'Yvoi.

Philippe Franqui avait été créé baron par Charles 11, 1722, invoquant qu'il était le cousin germain de Vincent et de Jean de Moniot qui avaient été créés baron par Charles 11, roi d'Espagne, en 1687, et Vincent et Jean étaient morts sans laisser de descendance. Les armoiries des Moniot portaient : d'azur à trois fers de piquet d'argent. Ils furent autorisés à les décorer d'une couronne de comte et de faire supporter par deux lions léopardés d'or.

Les trois enfants mineurs de Jean-Dominique de Moniot firent le dernier relief, le 19 décembre 1759. Le ruisseau le Flavion, qui arrose Weillen et a contribué à enrichir plusieurs familles, était discuté au Mlle siècle entre Guy, marquis de Namur, et Gilles, sire de Berlaymont, seigneur de Montaigle. Pour mettre fin à la contestation, en avril 1283, il fut convenu que les rivières de Faym, appelées Ermeton et Flavion, appartiendraient à Gilles de Berlaymont depuis le pont à Floies, jusqu'au moulin de Flum et jusqu'aux courtils à Sausoies. C'est-à-dire, depuis l'endroit où les deux rivières se rejoignaient pour former la Molignée actuelle en remontant le cours du Flavion jusqu'au moulin de Flun et le cours de l'Ermeton, jusqu'à Sosoye. Le 15 octobre 1608, les archiducs Albert et Isabelle autorisaient Jehan Chabotteaux, receveur de leurs minéraux au pays de Limbourg, à ériger au comté de Namur l'invention de moulin à eau, usitée en Allemagne, d'y battre et manufacturer ouvrages de cuivre, à savoir : flasque qu'on appelle haulches de chaudière, plat laiton , filet de laiton et autres ouvrages de cuivre et de fer, mais non chaudrons et autres ouvrages dépendants du métier de la batterie de Bouvignes. lis lui accordaient en outre plusieurs coups d'eau sur le rieu de Floyon, depuis le village de Weillen jusqu'à la Meuse, à l'effet d'y ériger des usines moyennant quatre livres de quarante gros coup d'eau ; Chabotteau obtenait le monopole de ce genre d'ouvrages pour 24 ans.

Ftroul, forme diminutive de Fter, hameau de Serville, commune voisine. Fretrules 1050 ; Freteroles, 1270 ; Fecheroulles, 1289 ; Freteruelles, 1305, Fetroules XlVe siècle ; Fetroule, 1313 ; Fetroulle, 1463, 1586, 1589. Vient de freta, qui signifie terre inculte et aussi haie. (Ducange.)

On pense aussi à une dérivation de fractura, terrain en friche, d'où Fraîture.

En 1586, la cense de Ftroul était tenue par Philippe Tamison.

A la Forge, la commune se propose de capter la source pour alimenter la commune en t eau potable ; il s'y trouvait autrefois une usine de même que, à l'endroit dit l'Huilerie convertie en moulin. Sous un gros platane, on remarque une pierre quadrangulaire rappelant la construction de la forge de Weillen, en 1763, par Jean-Paul de Cesves et les améliorations apportées plus tard à cet établissement industriel par Paul de Maibe, le maître de forges, qui e fut le protecteur du peintre dinantais Wiertz.

 

Histoire 1914

La population avait fui et quelques personnes restaient au village quand parut l'ennemi, e le 24 août, à six heures du matin. Le village fut pillé et une maison incendiée. Dans l'après-midi de ce jour, une patrouille d'éclaireurs précédant le 178 r.i. fit irruption dans la métairie Mathieu, à Flun, sur la route de Falaën. Les sept hommes qui s'y trouvaient furent massacrés sans autre forme de procès el un huitième, Oger Mathieu, ne dut qu'à sa prestesse et à son sang-froid d'échapper à la mort.

Déportation : Le 4 décembre 1916 : 15 déportés.

 

En 1940                

Le 12 mai, tous les habitants fuient en longues colonnes vers la France. La maison Beguin Vital fut détruite lors d'un bombardement et le seuil de la demeure de Fiévez René fut abîmé.

La plupart des réfugiés rentrèrent au pays vers le 20 août 1940.

 

Histoire - Légende et lieux-dits

La pierre du diable se mire dans le Flavion un peu avant Fèchenne.

Le Trou Simone dans la même direction mais un peu plus loin. On prétend qu'à la révolution française un prêtre se cacha dans cette grotte et fut nourri par une femme dénommée Simone.

Le poste Monseigneur. Dans ce bois près du moulin ; lors d'une battue, Monseigneur de Monpelier chuta en cet endroit.

Le chemin des Meuniers. Ce chemin plus ou moins camouflé par un rideau d'arbres permettaient aux habitants pendant la guerre 1914 de se rendre au moulin d'Hayette sans être dévoilé.

Le sac d'écu. Un paysan au 18e siècle aurait trouvé un sac d'écus qu'il remit au chatelain du moment,

Le minerai de fer. Au 19e siècle, on tira dans la localité du minerai de fer dans le pré près de l'église et près de l'école des garçons.

Le pré au sang. A gauche du chemin passant près de l'église se situe le pré au sang où se livra une bataille entre Français et Espagnols.

Au sujet des écoles

Le village possédait une école adoptée de filles dirigées par les Chères Soeurs de Champion. Celles-ci quittèrent la commune en 1939.

Enfin, en 1949, il y aura une école gardienne mixte et une école primaire communale mixte jusqu'en 1972.

Malheureusement, notre patelin est desservi par un bus Falaën-Dinant, et des cars scolaires ramassent les élèves vers Anhée-Dinant-Anseremme et Hastière. Que voulez-vous, c'est l'ère nouvelle, du pousse-bouton et des facilités. Les étudiants partent à 7 h 20 et rentrent vers 17 heures. L'avenir nous éclairera à ce sujet.

Attendons.

Extrait réalisé par M. L. Lejeune, Instituteur en retraite de Weillen.

 

Connaissez-vous les arbres de nos vallées ?

LE HOUX

Faisons quelques pas dans le bois, en hiver. Sur le ciel d'un bleu profond, les silhouettes des arbres encore nus se détachent avec une rare netteté et les ombres bleu acier des troncs et des ramures dessinent sur le blanc éclatant du tapis de neige un prestigieux réseau de lignes enchevêtrées. C'est alors que, dans la lumière crue du soleil, le sous-bois prend toute sa valeur, ce sous-bois que nous négligeons d'ordinaire si facilement, tout à l'admiration des hêtres et des chênes, géants de la forêt.

Au milieu d'un groupe de jeunes charmes se dresse un buisson de houx, tout couvert de ses feuilles coriaces et brillantes.

La face supérieure des feuilles reluit comme un émail vert foncé, tandis que les baies écarlates jettent çà et là des taches lumineuses, offrant en cette saison de l'année une vision colorée et réconfortante. Ses feuilles vertes et persistantes doivent leur conservation aux pointes aiguës qui hérissent leur pourtour et écartent de la plante les animaux affamés. Tandis que nous enveloppons le buisson d'un regard admiratif, nous découvrons que la protection épineuse fait défaut aux feuilles des rameaux supérieurs, A peu près à hauteur d'homme, celles-ci sont lisses et entières et ne présentent qu'un fond jaune. Les baies du houx, dont les graines sont dispersées par les pigeons, les grives et les perdrix, ne sont pas comestibles ; elles provoquent des vomissements et de la diarrhée. Le pays d'origine du houx est la côte septentrionale de la Méditerranée, d'où il s'est propagé vers le Nord en s'implantant dans nos forêts. Parure hivernale de nos bois, il a dû sembler déjà à nos ancêtres un miracle inexplicable, car ils sacrifiaient des rameaux de houx aux dieux maîtres du ciel et des vents, et aujourd'hui encore, dans bien des pays, on a coutume d'en décorer à Noël l'intérieur des maisons.