1983 - N°
4 - OCT. - NOV. - DEC.


LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DU SYNDICAT d'INITIATIVE ET DE TOURISME DE LA MOLIGNÉE ET DU FLAVION, A DÉCIDÉ, EN SA SÉANCE DU 14 SEPTEMBRE 1983, DE CESSER, À PARTIR DU 1er JANVIER 1984, LA DISTRIBUTION GRATUITE DE SA REVUE TRIMESTRIELLE LE MOLIGNARD. DORÉNAVANT, ELLE SERA ENVOYÉE UNIQUEMENT AUX PERSONNES QUI AURONT VERSE LA COTISATION ANNUELLE DE MEMBRE: LE MONTANT MINIMUM EST DE 200 FRANCS QUI PEUT ETRE VERSÉ AU COMPTE No 250-0233109-06, DU SYNDICAT D'INITIATIVE.

 

Éditorial

GRISAILLES...

Les feuilles commencent à tomber, le ciel est gris, l'air est froid, les oiseaux ne chantent plus, il fait triste. Il pleut sur la route et dans les champs. Il pleut sur mon toit et des gouttes martèlent ma fenêtre et s'y écrasent. Au travers des traînées d'eau qu'elles y dessinent, je suis rêveusement le va-et-vient des cimes dès arbres sous les poussées du vent et l'agitation frileuse de leurs branchages.

Dans cette mélancolie d'automne, je pense à vous tous à qui «Molignard Dix» écrivait dans le numéro du dixième anniversaire: «j'ai essayé de me comporter chaque trimestre comme un rayon de soleil qui venait réchauffer votre cœur de Molignards» ... !

Et voici qu'aujourd'hui, certains d'entre vous vont apprendre que ce petit air de chaleur périodique ne pourra plus atteindre dorénavant que ceux qui feront connaître par un geste de «sympathie contributive» qu'ils y aspirent vraiment.

Et il pleut dans mon cœur...

Mais peut-être voudrez-vous que le printemps revienne bientôt, que les bourgeons sourdent à nouveau, que le ciel redevienne serein?

Serait-ce vraiment votre désir?

Vais-je me remettre à rêver? Ma fenêtre va-t-elle filtrer le soleil? Va-t-il faire beau temps en mon cœur?

A vous la suite...

Pierre HEBETTE

 

L'AMBIANCE

                FAMILIALE

DES GAMINS

                                DE 19300

 

(suite)

 

« La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles

«Est une œuvre de choix qui veut beaucoup d'amour»

(VERLAINE, Poésies. Sagesse VIII)

L'immédiat après-guerre connut un boom exceptionnel résultant essentiellement de la reconstruction dans les régions dévastées. Le progrès social avançait à pas feutrés, les Pouvoirs Publics venaient de fixer la durée du travail journalier à 8 heures et à 48 heures/semaine.

La combinaison de ces deux événements parut de bonne augure et laissait présager une amélioration des conditions de vie de nos parents. Leur enfance et leur jeunesse s'étaient passées dans l'âpreté de l'avant-guerre et dans une pénible occupation, endurant tout un cortège de privations, de labeurs incessants et de misères. Et voici que d'aucuns proclamaient urbi et orbi un mieux-être qui allait succéder aux années de guerre. Nos parents se mettent à rêver et ils nourrissent le légitime espoir d'une éclaircie dans la morosité de leur travail de tous les jours. Ils vont pouvoir recueillir au moins quelques miettes de ce mieux-être. Hélas ils durent déchanter ! Leurs préoccupations de jadis restèrent dans un état de permanente stagnation. Pire, elles s'aggravèrent avec le spectre de la crise de 1929 ruinant d'emblée toutes les espérances que la décennie des années 20 avait fait naître.

Toujours est-il, qu'en 1930, le seul salaire du père de famille, ou au pis-aller la maigre pension d'une veuve et les allocations dérisoires d'une sécurité sociale balbutiante étaient loin de couvrir tous les besoins de la cellule familiale (qui comprenait alors enfants, parents et grands-parents, parfois arrière-grands-parents). Les moyens pécuniaires insuffisants se voyaient consacrés à l'achat de rares vêtements, du chauffage et de rarissimes biens de consommation. On vivait chichement et les problèmes vitaux de subsistance constituaient un véritable casse-tête. La seule issue consistait à recueillir et poursuivre la tradition d'autarcie alimentaire transmise depuis des temps immémoriaux. Pour éviter de sombrer dans l'indigence et pour «joindre les deux bouts», la plupart des ménages s'étaient maintenus en mini-exploitation agricole. Les jardins, les essarts communaux, le moindre lopin de terre étaient travaillés et retravaillés afin d'assurer une production optimum de fruits, légumes et pommes de terre. Le petit élevage, allant de l'unique vache au porc et à la basse-cour, était soigné jalousement pour devenir le pourvoyeur de lait, de beurre, de viande et d'œufs. A force de travail, d'imagination, d'organisation, d'entraide, de persévérance et de fatigue, la cellule familiale parvenait à garantir sa subsistance à la sueur de son front. Mais à quel prix?

Si l'instauration de la journée des 8 heures représentait un nouvel et appréciable acquit social, les immuables contingences du petit, élevage (fumier à évacuer, litière à renouveler, traite, nourriture etc.) et les travaux des champs survenaient dès avant et bien après le travail professionnel. Ces deux prestations juxtaposées pesaient lourdement sur les épaules du père de famille. En automne et en hiver, l'ouvrage du petit matin et de la soirée se faisait à la lueur d'une lampe-tempête à la mèche vacillante.

Et les mamans n'étaient pas en reste. Premières et tôt levées, elles étaient aussitôt confrontées au tohubohu de multiples tâches légères et ardues se succédant au rythme infernal de besoins impérieux et de pressants horaires. Il serait fastidieux d'énumérer tous les points du programme de tous les jours. Mais on ne peut passer sous silence l'éducation des enfants, les soins à des grands-parents malades ou infirmes, les lessives, les repassages, les entretiens et nettoyage des pièces. Toutes les besognes étaient sous-tendues par la seule énergie des jambes, des bras et des mains de nos mamans. Qu'on veuille bien s'imaginer qu'elles ne disposaient ni du confort de l'eau courante ni des facilités de toute une kyrielle d'appareils électroménagers d'aujourd'hui. Et les longues soirées tombaient sur leur fatigue.

La lecture de ces quelques lignes pourrait amener d'aucuns à penser que nos mamans prenaient un air triste, maussade ou renfrogné. Au contraire, leur incessant travail les épanouissait (quoi qu'en pensent d'aucuns aujourd’hui ) toutes heureuses de répandre leur sourire, leur joie de vivre à toute la cellule familiale. «Il n'y a point de joie meilleure que la joie du cœur.» (Ecclésiastique, XXX, 16). Cette joie du cœur imprégnait tous les dimanches qui voyaient réuni tout le petit monde familial. Nos mamans possédaient le secret instinct de donner un air de fête à ces jours privilégiés. Elles-mêmes exprimaient leur féminité en se parant de leurs plus beaux atours, chacun était net et endimanché pour l'assistance à la messe. Le menu était plus élaboré, c'était le seul jour de viande. Une nappe bien repassée aux plis impeccables et un bouquet de fleurs de jardin décoraient une table accueillante. Telles étaient nos mamans en 1930, de véritables fées du logis.

Nous les gamins de cette époque, nous avons vécu et grandi insouciants dans cette ambiance de ruche bourdonnante où nos jeux n'étaient pas absents, mais forcément réduits et limités par l'aide que nous devions à nos parents. Ainsi, avec le «goreau» et deux seaux, nous allions quérir l'eau potable aux pompes communales. Nous exécutions des besognes à la mesure de nos forces juvéniles tels le ramassage des pommes de terre, la cueillette des fruits, amener charbon et bois de la remise à la cuisine, vider le bac à cendres du poêle, dispenser la nourriture aux petits animaux et à la basse-cour, faire les «commissions».

Nos sœurs étaient moins privilégiées. Elles secondaient leur mère et répondaient aux sollicitations des grands-parents. Elles devaient s'initier à la couture, au tricot et au ravaudage sous la férule d'une aïeule ou d'une vieille tante veuve ou célibataire.

Et les grands-parents, comment évoluaient-ils dans toutes les allées et venues de ce petit monde? S'ils étaient restés valides, ils pouvaient encore rendre de précieux services, par exemple aider les enfants en âge d'école à faire leurs devoirs et à réciter leurs leçons, promener et surveiller les enfants en bas âge, les mettre au lit et les endormir sous le charme de vieilles mélodies d'antan. Les hommes s'occupaient du jardinage, refendaient et sciaient du bois de chauffage, secondaient le père de famille. Quant aux vénérables aïeules, elles prenaient en charge la préparation des repas, faisaient la vaisselle, épousetaient, tricotaient bas, chaussettes et jerseys, ravaudaient le linge déchiré et usé, convertissaient le vieux en neuf.

Au cours des longues soirées d'hiver, nous les gamins et nos sœurs écoutions, en cercle et toutes oreilles, les évocations du passé retracées de façon truculente par rios grands-parents. Aux gais souvenirs de leurs propres espiègleries, des tirages au sort, des grands feux, des kermesses d'antan, de l'explosion de joie de l'armistice, du retour des combattants, prisonniers et déportés, du passage des Australiens, se mêlaient les tragiques relents de la guerre. Ils rappelaient le passage et les exactions des hordes de Guillaume 11, les incendies, les fusillades, la retraite éperdue des troupes de la position fortifiée de Namur encerclées à Bioul, les déportations, les dures et insupportables privations. Et puis, ils nous serinaient les romantiques mélodies de la Belle Epoque: «Le Credo du Paysan», «L'Angelus de la Mer», «La Voix des Chênes», «Vers l'Avenir»,...

Ainsi la cellule familiale était une véritable ruche où chacun des membres remplissait consciencieusement son rôle. Nous vivions en parfaite symbiose dans la paix et la sérénité. Le travail écartait toute idée de déprime, toute espèce de tentation.

A présent, nous comprenons le bonheur que nous avons côtoyé il y a un peu plus d'un demi-siècle et que nous n'avons pu, alors, apprécier à sa juste valeur. Nous avions eu la tartine en main, mais nous n'avons pas pu l'amener jusqu'à nos lèvres. (à suivre)

 

Le Flavion

 

Tu nous es né, gentil ru sinueux,

Baignant CORENNE, dès « Notre-Dame de Lourdes»!

Ton eau si claire, en son courant joyeux,

Veut bien nous dire: « Emplissez votre gourde... » !

Avec les eaux venant de Louchenée,

On t'a nommé: «Le Ryeu de Flo-yon»!

Un temps plus tard, oh! qu'est la destinée?

Tu devenais: « Le ruisseau de FLAVION»!

Tu as reçu tout au long de ton cours

Des ruisselets, tels celui des NEU-JÎES,

Le SAINT-MICHEL, et d'autres, alentours,

Qui avec toi, chantaient leur mélodie.

Que de villages as-tu ainsi draînés!

Alimentant abreuvoirs et moulins!

Que de passants t'ont traversé à gué!

En se rendant à SERVILLE, à WEILLEN!

Dans tes méandres, à FLUN ou aux HAYETTES,

Quelques poissons attirent les pêcheurs!

Qui, à l'affût, avec leur épuisette,

Cueillant la truite, d'un air de grand seigneur!

Continuant, tu regardes MONTAIGLE

Perchée là-haut, dominant ta vallée;

Mais tu la fuis, car pour toi, c'est la règle

De retrouver ta chère Molignée.

Tu la rejoins, au site de MARTEAU

Tout en passant, elle t'offre son bras!

Ainsi à deux, le voyage est plus beau,

Nous, riverains, on vous suit quelques pas!

Oh! Cher FLAVION et tes coins ombrageux,

Tous nous t'aimons, ton calme est reposant!

Dans tes vallons, nous nous sentons heureux,

Oui, très heureux, pour y vivre cent ans!

J. ADELAIRE

 

Saint Gérard est-il né a Stave?

Tout le monde connaît l'influence considérable qu'exerça au Xe siècle l'oeuvre monastique de saint Gérard. Après avoir fondé sur ses terres familiales un monastère à Brogne en 919 , il fut appelé, par les évêques et les princes, à restaurer de nombreuses abbayes en Hainaut, en Flandre, en France, et sa réforme s'étendit jusqu'en Normandie et même en Angleterre. Ce saint, au rayonnement international, était cependant un homme bien de chez nous; il était né et avait grandi dans notre Entre-Sambreet-Meuse, et c'est à Brogne, on le sait, qu'il vint mourir en 959. Cependant on n'est guère fixé avec certitude sur son lieu de naissance.

Aucun document contemporain de Gérard - du moins parmi ceux qui nous sont parvenus - n'en fait mention. Il faut attendre les environs de 1070 pour qu'un biographe du saint signale que c'est «apud Stabecellas», c'est-à-dire à Stavesoul, que Gérard vit le jour. Par la suite, on ne fera que répéter cette affirmation. Mais que vaut-elle'? Pouvons-nous ajouter foi à cet écrit rédigé plus de 100 ans après la mort du saint, et qui, tout le monde en convient, comporte bien des éléments légendaires?

L'hagiographe a tendance, tout au long de son récit, à magnifier son héros: Gérard, dit-il en substance, fut un homme remarquable par sa sainteté certes, mais aussi par son lignage, ses relations familiales et sa fortune. C'est ainsi que, d'après lui, son père était un favori du roi Charles le Simple, que sa mère était la propre soeur d'Etienne, évêque de Liège, et que Gérard lui-même, principal conseiller du conte de Namur, avait été envoyé en ambassade auprès du roi de France à Paris. Que ces faits soient exacts ou non, peu nous importe ici: l'hagiographe, en tous cas, en les rapportant, a voulu suggérer le rang social très élevé du futur fondateur de Brogne.

Or, c'est dans ce contexte qu'il affirme que Gérard naquit à Stavesoul. De son temps, c'est-à-dire vers 1070, cet obscur lieu-dit, situé en lisière du village de Stave, n'avait rien pour attirer l'attention: c'était une exploitation agricole d'une petite centaine d'hectares, devenue, en deux étapes au cours du Xle siècle, propriété de l'abbaye de Florennes. Du reste, Stavesoul n'avait jamais appartenu à l'abbaye de Brogne. Si l'hagiographe avait été dans l'ignorance du lieu de naissance de Gérard, il n'aurait pas manqué, étant donné son dessein, de lui assigner comme origine une localité d'une certaine renommée ou plus simplement une propriété de sa famille qu'il pouvait lire dans la donation primitive de Brogne, comme Romerée ou Manise. S'il a fait naître Gérard «apud Stavecellas», c'est sans doute qu'il y était poussé par la tradition orale qui rapportait encore en 1070 que le fondateur de Brogne était bien originaire de Stavesoul.

Ceci ne veut pas dire, évidemment, que cette tradition ait été exacte. Tout au plus pouvons-nous conclure qu'il est probable que Gérard soit né à Stavesoul. Cette probabilité, cependant, se voit renforcée par un indice d'un certain poids. Le voici.

On a dit que la «ferme» de Stavesoul avait été donnée à l'abbaye de Florennes toute proche. En 1018, en effet, la moitié de la propriété fut cédée à ce monastère par un certain Guy, l'autre moitié, 30 plus tard, par sa nièce. Guy n'avait acheté Stavesoul; il tenait ce domaine - c'est la charte de donation qui nous l'apprend - de ses ancêtres. C'était donc la propriété de famille. Or on sait avec certitude que Gérard eut un frère qui s'appelait Guy. Il eut aussi un neveu qui portait le même prénom, ce qui laisse deviner que ce patronyme était en honneur dans la famille. Si Stavesoul fut effectivement le lieu de naissance de Gérard, on ne s'étonnera pas que son propriétaire au début du XIe siècle ait porté ce prénom de Guy, traditionnel dans sa famille. Du Guy de Stavesoul du XIe siècle on remonterait ainsi aux Guy du siècle précédent et par eux aux parents de saint Gérard. Cette hypothèse, vraisemblable toutefois, viendrait appuyer l'affirmation du biographe de Gérard selon laquelle c'est à Stavesoul que le saint serait né.

Nous posions, au début de cette note, la question: saint Gérard est-il né à Stave? On peut répondre: ce n'est pas absolument certain, mais c'est fort probable.

D. M.

 

STAVESOUL

Stave, localité de l'Entre-Sambre-et-Meuse, fait partie depuis le 1er janvier 1976 de la commune de Mettet, canton de Fosses-la-Ville, arrondissement administratif de Namur. Elle est située le long de la route Agimont-Biesme qui traverse son territoire du nord au sud.

Village à vocation agricole, il compte de nombreuses fermes dont la ferme du Pays du Roy, du Coporal (ou Caporal), de Vaux, du Franc-Douaire et Stavesoul.

Bâtie à l'est de l'agglomération, la ferme de Stavesoul (Stapsoul pour les Stavois) est isolée dans un écrin de verdure; ses bâtiments sont disposés en quadrilatère et construits en pierre calcaire du pays. Pas de tour, pas de donjon, pas la moindre trace de fortification: les bâtiments furent complètement reconstruits en 1741-1742 par Ferdinand de Berlo, seigneur du Franc-Douaire à une époque où la paix était revenue dans la région.

On y pénètre par une porte cochère sans prétention avec les armes des de Berlo martelées par les révolutionnaires français. A droite de celle-ci la laiterie et à gauche les porcheries. L'habitation du fermier, les écuries et les étables forment l'aile est; d'autres étables et l'ancienne bergerie, l'aile ouest; l'aile sud est occupée par une vaste grange.

Pendant l'ancien régime (jusque 1796), Stavesoul était une des fermes de la seigneurie hautaine de Cornelle (Stave était divisée en quatre seigneuries: Franc-Douaire, Stave, Cornelle et Vaux) dont le seigneur est l'abbé de Saint-Jean-Baptiste (abbaye bénédictine de Florennes) qui y jouit de tous les droits seigneuriaux dont celui de la justice avec nomination des mayeur, échevins et sergent. Les intérêts matériels de l'abbaye sont confiés à un avoué.

Dans les premières années du Xle siècle, la terre de Stavesoul appartient par moitié à un certain Guy et à Ava, sa nièce. En 1018, Guy cède sa part à l'abbaye Saint-Jean-Baptiste et Ava la sienne en 1049. L'alleu, qui à cette époque est terre namuroise, est intégrée dans la seigneurie de Cornelle qui avait été, entre 1018 et 1070, placée, comme tous les biens de l'abbaye, sous la protection et l'autorité du Prince Evêque de Liège.

On sait que, au XVIe siècle, la ferme est arrentée. La famille de Berlo en devient propriétaire par le mariage de Paul, baron de Berlo, avec Marie de la Fontaine.

La ferme de Stavesoul, avec d'autres biens, est vendue en 1771, par la comtesse Ursule de Berlo, abbesse de Nivelles, à Marie-Anne de Nassau-Corroy. Le 6 mai 1809, le comte Charles de Nassau vend ses biens à Nicolas de Thomaz; sa fille Elisa, ayant épousé Justin de Labbeville, la ferme devient la propriété des Labbeville; Estelle, baronne de Blockhaussen, la transmet par héritage à la famille Van Delft d'Oret.

G.Dereine

D'après R. Thirions, Cornelle, fief de l'abbaye St-Jean-Baptiste dans Florinas, mars-juin 1964, pp. 1620 et décembre 1965, pp. 61-72.

Histoire de la propriété foncière à Stave pendant vingt siècles - Crédit communal de Belgique - 1975.

 

One pitite motocyclète

(Souvenirs des années 1925)

(sur l'air de «Prosper»

Refrain.

Pwèt pwèt, dji voureu On'pitite motocyclète Pwèt pwèt, dji voureu ln vélo qui rin n'arrête Equipè d'on p'tit moteûr Au pètrole ou à vapeùr Po fé l'cent à l'heûre Vo m'vièri dins to Furnaux M'ènondè au t'triviès d'to Mîmme des batardeaux Fwart bin su l'machin Dj'n'aurè nin peû d'el vitesse Seûl'min faurè nin Qui dji venn'à pièt'li tiesse Pasquî si dj'layè l'guidon Prind'enn' mwaiche direction 1 n'n'ireû di cresse E mi dji sèreû staurè Dins I'fossè Pwèt pwèt.

1er, couplet

Quand dji vè on vélo passé

E qui dj'vè l'visadje

Di l'homme suwant des gottes comme des pwès

To montant I'villadje

Dji m'fais li réflèxion

Qui faurë on' invention

Capâp' di fè allè

Li vélo sins pèdalè. (Refrain)

2e couplet

Dji sû sûr qui l'maîeûr des Biert

Vourë awè I'minme Pwèt pwèt

Minme si ça s'quête on bon côp è l'air

Pourvu qu'ça s'arrête

Mais no n'aurans nin peû

Ci sèrë bin malheureux

Ka nos fil'rans tortos

Divant nos sins pèdalè. (Refrain)

Marie VIGNERON - GODELAINE.

 

L'AGNELÉE établissement industriel (suite et fin)

STANISLAS JOSEPH de JACQUIER

La succession des biens d'Antoine Laurent est effectuée en deux masses:

la première comprend les biens acquis pendant la durée du premier mariage contracté à Celles avec Adeline de Beaufort le 28 octobre 1766106 et s'élève, les châteaux, fermes et bois compris, à 1.260 hectares et à une valeur estimée à 1.390.316 francs107.

Le partage de cette masse est l'objet d'un conflit entre les héritiers qui est porté devant les tribunaux. Le tribunal de première instance séant à Dinant rend le 2 octobre 1826 un jugement contradictoire qui est confirmé par un arrêt de la cour d'appel de Liège du 23 décembre 1829 et par un arrêt de la cour de cassation du 21 janvier 1834. Enfin, le jugement sur requête rendu le 14 avril 1838 par le tribunal de première instance séant à Dinant approuve la transaction passée entre les héritiers le 26 février.

la seconde comprend les biens acquis pendant la durée du second mariage contracté avec Elisabeth d'Incourt de Frechencourt et consiste en 784 hectares évalués à 794.775 francs.

Les héritiers sont au nombre de cinq: Stanislas Joseph, Marie-Thérèse, Henriette Alexandrine, Laurence Ferdinande représentée par ses filles Marie Antoinette de Sire et Thérèse Augustine de Sire, mineures d'âge, la première représentant son père Jacques Laurent108, enfants du permier lit, et Alphonse109, seul enfant survivant du second lit.

Partage de la première masse

Le partage doit être effectué en six parts: la première pour feue Laurence Mathilde110, La seconde pour feu Hilarion Louis111, la troisième pour Stanislas Joseph112, la quatrième pour Marie-Thérès113, la cinquième pour Henriette Alexandrine114, et enfin la sixième pour feu Jacques Laurent115.

Un lot appartient à Stanislas, quatre lots appartiennent à Stanislas, Marie-Thérèse, Henriette et les enfants de Sire, un lot appartient pour une moitié aux quatre héritiers précités et l'autre moitié par parts égales, c'est-à-dire un cinquième aux mêmes quatre héritiers et un cinquième à Alphonse, comme représentant au même titre que les autres héritiers de feu Hilarion.

Cependant, avant de procéder au partage de cette masse, les parties ont conclu une transaction en date du 26 février 1838116 dans laquelle il est stipulé, entre autres clauses, que le préciput de Stanislas, Baron de Rosée, seul enfant masculin survivant du premier mariage, s'exercera sur le quart de la moitié des biens immeubles ainsi que sur la forgerie composée: 1° du fourneau de Saint-Albîn avec les remises, agrès et mécaniques, environ deux hectares de terrain, le cours d'eau et la prairie de la foulerie, 2° de la forge de Bonsin, avec ses remises et mécaniques, le cours d'eau et le terrain qui lui sert d'aisance,

3° du macquat d'Ermeton-sur-Biert avec ses remises, agrès et mécaniques, le cours d'eau et le terrain qui lui sert d'aisance,

4° de la forge de l'Agnelée avec ses remises, agrès et mécaniques, le cours d'eau et le terrain qui lui sert d'aisance ainsi que les deux prairies dont l'une est située au-dessus et l'autre en-dessous de la forge, plus le bois contenant environ quatre hectares.

Il est stipulé, dans l'article 3 de la convention, que la forgerie fait partie du préciput de Stanislas et qu'elle lui appartient à partir du jour de la convention; ainsi, il devient le propriétaire de la forgerie de son père à l'exception de l'établissement d'Anthée 117.

Après cette convention, il est procédé au partage de la première masse qui est effectuée en plusieurs étapes: la première étape consiste à déterminer le lot dans lequel Alphonse est intéressé pour un cinquième dans la moitié et qui, suivant convention entre les quatre autres héritiers ne constitue pas un partage. Elle a lieu le 22 janvier 1839118 et les lots sont attribués comme suit: le premier, qui comprend notamment le château d'Anthée avec tous les bâtiments ruraux et autres tels brasserie, forgette de maréchal, écuries, granges, remises, petites maisons, bâtiments légumiers, huilerie, moulin à farine, batterie, chaudronnerie, fonderie est attribué par tirage au sort: une moitié à Stanislas, Marie-Thérèse, Henriette et les enfants de Sire, l'autre moitié aux mêmes et à Alphonse.

les deuxième, troisième, quatrième et sixième lots à Stanislas, Marie-Thérèse, Henriette et les enfants de Sire, Le cinquième à Stanislas.

la seconde étape consiste, pour déterminer la part d'Alphonse, à partager le premier lot en deux parts égales. Ce partage a lieu le 7 février 1839119: la première moitié constituée notamment d'une partie du château d'Anthée (La Forge), de l'huilerie et du moulin à farine est attribuée aux quatre héritiers et à Alphonse,

la seconde moitié, notamment l'autre partie du château et la cuivrerie est échue aux quatre héritiers.

la troisième étape consiste à déterminer la part d'Alphonse dans la première moitié du premier lot et a lieu le 16 mai 1839120 ; Alphonse obtient le second lot des cinq: les deux fermes de Gochenée et divers bois.

la quatrième étape a lieu le 25 juin 1839121 par le partage de la masse des biens des quatre autres héritiers.

Stanislas hérite d'une partie des bâtiments du château d'Anthée et de la cuivrerie. Il devient donc le propriétaire de tous les établissements en Belgique de la forgerie de son père 122.

Partage de la seconde masse

La seconde masse, qui comprend les biens achetés pendant la durée du second mariage, fait l'objet d'un premier partage le 19 juillet 1841123. Alphonse hérite de la moitié des biens estimés à 794.775 francs (superficie: 784 hectares)124.

Mais Stanislas n'assistera pas aux derniers actes de partage des biens de son père; le partage des biens de la première communauté à peine terminé, il décède à Anthée le 21 juillet 1839 125, laissant trois héritiers: Laurent Adolphe, né à Anthée le 13 février 1813126, maître de forges, Léon Henri, né à Namur, le 14 février 1814127, aussi maître de forges, et Adèle Marie, née à Anthée le 21 octobre 1815128.

ADELE MARIE de JACQUIER

Le partage des biens de Stanislas a lieu le 27 février 1843129.

Laurent, l'aîné des héritiers, se voit attribuer le premier lot qui comprend notamment la ferme Génicot à Anthée, une partie du château d'Anthée et la cuivrerie, le moulin d'Ostemrée et la forge de Bonsin;

Léon devient propriétaire du second lot comprenant notamment la ferme dite de Froidmont à Yves-Gomezée, divers bois et le fourneau de Saint-Aubin.

Enfin, Adèle hérite du troisième lot comprenant notamment le ferme dite de Jusaine à Rosée, des bois et plantis, le macquat d'Ermeton-sur-Biert et la forge de l'Agnelée avec son mécanisme, trois halles à charbons, autres bâtiments, aisances, bois, prés et terres, appendices et dépendances, le tout d'une superficie de 7 ha 58 a 71 ca situés sur les communes de Biesmerée et Furnaux.

Par ce partage, la forgerie d'Antoine, qu'avait héritée Stanislas, grâce au préciput, est démantelée, son unité brisée. Peut-être peut-on expliquer ce démantèlement par le déclin en 1843 de l'industrie du fer dans l'Entre-Sambre-et-Meuse.

Cette opinion est confirmée par la demande introduite le 8 septembre 1849, soit six ans après le partage des biens de Stanislas, auprès de la députation permanente de Namur, par Félix de Moreau de Bioul, époux d'Adèle de Jacquier, de pouvoir transformer en un moulin à farine l'usine à battre fer de l'Agnelée 130.

Le conseil communal dé Biesmerée, présidé par le bourgmestre A.J. Goffart, ayant proposé, en sa séance du 21 octobre 1849, d'admettre favorablement cette demande, aucune opposition n'ayant été formulée, le Gouverneur de la Province, par ordonnance du 2 mai 1850, accorde à Félix de Moreau de Bioul l'autorisation de changer le mécanisme de l'usine à battre fer le l'Agnelée en un moulin à farine à deux conditions:

la première: le propriétaire fera placer un clou de jauge qui constate le régime des eaux de l'usine;

la seconde: il ne pourra se prévaloir de cette autorisation pour effectuer des travaux autres que ceux exigés par la conversion en un moulin à farine de l'usine à battre fer.

La forge est transformée en moulin à farine à quatre tournants et le repère ou clou de jauge placé sur le seuil de la porte droite du toit à porcs. Le diamètre extérieur de roue actionnant l'arbre de transmission est de 3,50 mètres et la largeur de 2,14 mètres131.

Le moulin est donné en location par bail verbal à Victor Moreau132 et à un nommé Demanet133.

Après huit ans de fonctionnement, il est cédé par Félix de Moreau de Bioul à Joséphine Mercier.

JOSEPHINE MERCIER

veuve de Victorien Bodart 134 , demeurant à Mettet et y exerçant la profession de commerçante, achète le 15 novembre 1867 à Félix de Moreau de Bioul et à Adèle de Jacquier, son épouse, le moulin à farine dit de Lagnelée, sis à Biesmerée avec tous les bâtiments, terrains, bief et canaux en dépendant d'une superficie de 7 ha 58 a 71ca situés sur les communes de Biesmerée et Furnaux. Le mécanisme de l'usine n'est pas compris dans la vente et est expressément réservé au profit de qui de droit135.

Le moulin est loué par sa nouvelle propriétaire à Victor Tarte et Victorine Marion, son épouse, de Waha, pour un terme de neuf années commençant le 1er mai 1871 et finissant le 30 avril 1880136.

Entre autres conditions, les preneurs devront entretenir le moulin et ses accessoires de toutes les réparations dont ils pourraient avoir besoin. Ils sont responsables de la valeur des agrès et ustensiles, cette clause étant habituellement insérée dans les contrats de location de moulins. A cet effet, un état estimatif des meules, agrès et ustensiles est dressé, au jour de l'entrée en jouissance des preneurs, par des experts choisis de part et d'autre; à l'expiration du bail, un nouvel état sera dressé et, s'il y a une moins value comparativement au premier état, les locataires devront en payer le montant à la bailleresse; si, au contraire, il y a une plus value, les preneurs en retiendront le montant sur les sommes dont ils seraient éventuellement débiteurs. Contrairement à l'usage qui veut que le preneur verse le montant des agrès et ustensiles, ce montant n'est pas exigé de la bailleresse, mais les preneurs devront verser annuellement, en même temps que le montant du loyer, l'intérêt de cinq pour cent de la somme à laquelle s'élève le montant estimé par les experts.

Joséphine Mercier décède à Mettet le 4 avril 1879137, laissant deux héritiers: Catherine138 et Victor Auguste Bodart139, ses enfants.

Le bail avec Victor Tarte étant venu à expiration le 30 avril 1880, soit un an après le décès de la propriétaire du moulin, les héritiers, non encore sortis d'indivision, concluent pour une durée de neuf ans à partir du 1er mai 1880, un contrat de location du moulin avec Lambert Paquet et Félicité Saut, sa seconde épouse 140. Mais après seulement deux années d'exploitation du moulin, il décède à l'Agnelée le 9 décembre 1882 141.

Son fils aîné, Désiré142, lui succède 143, secondé par Materne, frère puîné144.

Entretemps, la succession de Joséphine Mercier a été partagée et le moulin de l'Agnelée attribué à Catherine Bodart.

DESIRE PAQUET

Le 1er décembre 1907 a lieu le partage des biens de Joseph Sklin et de cette dernière 145; le moulin de l'Agnelée devient la propriété de Dieudonné Sklin, distillateur, demeurant à Liège, qui, un peu plus d'un an après le partage, le vend le 3 novembre 1908 à Désiré Paquet qui en est locataire146, avec des terrains d'une contenance totale de 8 ha 3a 30 ca: bâtiments ruraux, coup d'eau, réservoir, terres, prés, pâtures, sarts, aisances, bois et broussailles.

Désiré Paquet décède à l'Agnelée le 7 mai 1911147 à l'âge de cinquante ans, laissant trois enfants issus de son union avec Henriette Biot, tous trois étant mineurs d'âge:

Léon Ghislain, né à Biesmerée le 2 juillet 1897148, Marie Joseph, née le 12 juillet 1902, Louise, née le 14 février 1907.

Les héritiers restent en indivision pendant quatorze ans, très vraisemblablement à raison de leur jeune âge, et Marie Biot, leur mère, assure la direction de l'exploitation, secondée par après par son fils Léon.

En vertu du jugement en date du 9 avril 1925 par lequel le tribunal de première instance séant à Dinant, à la requête des héritiers, autorise la vente aux enchères des biens non commodément partageables en nature et qu'il est de l'intérêt des parties de vendre, le moulin de l'Agnelée, ses bâtiments ruraux, terres, prés, etc, d'une superficie de 7 ha 63 a 80 ca, sont adjugés en séance publique du 28 mai 1925 à Léon Paquet, l'aîné des trois enfants de Désiré149.

LEON PAQUET

Comme l'ont fait son grand-père et son père, Léon Paquet fait tourner le moulin de l'Agnelée et cultive la terre pour nourrir une nombreuse famille150: son épouse, ses enfants151, sa mère152 et sa sœur puînée, Louise.

10 mai 1940: les troupes allemandes envahissent le pays; commence une occupation qui, pendant quatre longues années engendre malheurs et souffrances parmi lesquelles les privations, la faim.

Pendant ces jours pénibles, la réputation d'honnêteté des époux Paquet déborde les limites du village.

Nombreux sont ceux qui leur confient, pour le moudre, le précieux grain acheté bien souvent à prix d'or; nombreux sont ceux qui, grâce à la générosité du meunier de l'Agnelée et de sa femme, ont pu parfois apaiser leur faim.

Début septembre 1944: enfin la libération tant attendue du territoire national par les Alliés et retour petit à petit à une situation économique normale.

La législation sur la mouture des céréales pour l'alimentation humaine va profiter aux moulins industriels et tuer la meunerie artisanale, la meunerie de nos ancêtres.

1945: Léon Paquet ne fait plus couler sur la roue de l'Agnelée l'eau du ruisseau de Biesmerée; elle reste à jamais immobile et n'actionne plus les meules qui, de blé, faisaient farine.

Léon Paquet est le dernier meunier de l'Agnelée qui n'est plus désormais établissement industriel.

FIN.

G. Dereine

Par suite d'un défaut d'impression, le texte du premier paragraphe de la page 99 de «Le Molignard» n° 1983/3 n'est pas lisible.

Il est reproduit ci-dessous:

Pierre hérite de la terre et seigneurie de Rosée, la seigneurie de Lagnelée avec les prairies, haye du marteau, étang et la forge et tout ce qui en dépend; il obtient en outre les deux tiers de la moitié du fourneau de Sain-tAubin et la moitié du macquat d'Ermeton-sur-Biert.

 

106 A.E.N., Registres paroissiaux, n*1393, f°555.

Elle est décédée à Anthée le 28 mars 1787. A.E.N., Registres paroissiaux, n° 31, f° 345. 107 A.E.N., Fonds Jacquier de Rosée, n' 106. Estimation des lots des biens de la première communauté de défunt Monsieur Antoine Laurent de Jacquier, baron de Rosée.

108 Laurence Ferdinande, née à Charleville le 27 novembre 1798, a épousé Bernard de Sire de Melin (Onhaye); le divorce a été prononcé le 22 octobre 1834. A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n°1149.

La date de son décès n'a pas été trouvée. De leur union sont nées: Marie Antoinette le 9 avril 1818 et Thérèse Léonide Auguste le 22 février 1830. A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n°1147 et 1148. La première est décédée le 9 mars 1841 à l'âge de 23 ans. A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n°1149,

109 Né à Anthée le 6 vendémiaire an 10 (30 septembre 1801) du mariage de Laurent Antoine de Jacquier et Marie Elisabeth d'Incourt de Frechencourt. A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n° 51. Il achète, en 1826, les bâtiments de l'abbaye de Moulins (Warnant) pour y faire construire une usine à cuivre.

110 La date de naissance et celle du décès n'ont pas été trouvées.

111 Hilarion Louis est né à Celles le 1er septembre 1767. A.E.N., Registres paroissiaux, n° 1393, f° 875.

Décédé à Anthée le 13 janvier 1809. A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n° 51.

112 Stanislas est né à Anthée le 22 octobre 1782. A.E.N., Registres paroissiaux, n° 31, f° 644.

113 Marie-Thérèse est née à Anthée le 6 août 1771. Ses prénoms: Thérèse, Elisabeth, Augustine, Joseph. A.E.N., Registres paroissiaux, n° 31, f° 486.

114 Henriette Alexandrine est née à Anthée le 31 août 1775. A.E.N., Registres paroissiaux, n° 31, f° 491.

115 Jacques Laurent est né à Anthée le 15 février 1773. A.E.N., Registres paroissiaux, n° 31, f° 487. L'acte de décès n'a pas été trouvé. Sa fille Laurence étant née à Charleville, on peut supposer qu'il y a résidé et qu'il y est décédé.

116 A.E.N., Fonds Jacquier de Rosée, n° 106. on a vu qu'Antoine de Jacquier avait obtenu, par octroi de l'Empereur en date du 18 août 1787, le pouvoir d'ériger une batterie et fondrie de cuivre à Anthée. La batterie, la chaudronnerie et une fondrie sont construites sur l'emplacement de l'ancienne forge. Une fondrie est construite en 1786, le laminoir en 1811 et la ferblanterie en 1812. A. E. N., Fonds Jacquier de Rosée, n° 104.

118 A. E. N., Protocoles notariaux, n° 6415, acte n° 5.

119 A. E. N., Protocoles notariaux, n° 6415, acte n° 10.

120 A. E. N., Protocoles notariaux, n° 6415, acte n° 55.

121 A. E. N., Protocoles notariaux, n° 6415, acte n ° 67.

122 Exposer dans le détail la composition des lots sort du cadre de cette étude. Consulter à ce sujet aux A.E.N., Protocoles notariaux, n° 6415 (notaire Désiré Mélot) acte n° 5 du 22 janvier 1839 acte n° 10 du 7 février 1839 acte n°55 du 16 mai 1839. acte n° 67 du 25 juin 1839

123 A.E.N., Protocoles notariaux, n° 6417, acte n° 112.

124 La superficie totale des biens qui ont fait l'objet de deux partages est 2.045 ha et ont été estimés à 2.185.092 francs dont il faut retrancher 287.698 francs de rentes passives.

Mais ne sont pas comprises dans ce montant la valeur de la forgerie faisant partie du préciput de Stanislas et celle des établissements de France.

125 A. E. N., Etat civil Dinant-Philippeville, n° 54 Il était dans sa 52e année.

126 A. E. N., Etat civil Dinant-Philippeville, n° 52.

127 A.E.N., Etat civil Namur, n° 1030.

128 A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n° 52.

129 A. E. N., Protocoles notariaux, n° 6419, acte n° 20.

130 A. E. N., Fonds de la Province, n' 1701. En outre, Laurent Adolphe de Jacquier et Adèle, sa sœur, vendent le 27 août 1855 différends biens dont la forge de Bonsin. La vente a lieu aux enchères. Victorien Bodart achète la forge de Bonsin; le fourneau de Saint-Aubin n'a pas d'amateur. A.E.N., Protocoles notariaux, n' 6431, acte n' 161.

131 Archives de la Province de Namur, Service des Eaux. Atlas des cours d'eau non navigables ni flottables. Loi du 7 mai 1877 - Commune de Biesmerée.

132 A.E.N., Protocoles notariaux, n' 6437, acte n' 266 du 12 novembre 1858.

133 Cité dans l'acte de vente du moulin de l'Agnelée du 15 novembre 1867. A.E.N., Protocoles notariaux, n° 6455, acte n ° 213.

134 Victorien Bodart a acheté la forge de Bonsin. (Note n° 130) Il demeure à Mettet où il exerce la profession de saunier et savonnier après avoir exercé celle de charon. Né à Mettet le 28 octobre 1800, il épouse, le 4 décembre 1830, Joséphine Mercier. A.E.N., Etat civil Namur, n' 903. Celle-ci est née à Lobbes le 14 octobre 1802; elle réside à Mettet avec son père Norbert qui est négociant. Victorien Bodart décède à Mettet le 5 mars 1866. A.E.N., Etat civil Namur, n° 915.

135 A.E.N., Protocoles notariaux, n° 6455, acte n' 213 du 15 novembre 1867. On peut raisonnablement supposer que les meules, agrès et ustensiles du moulin appartiennent au meunier qui l'exploite pour en avoir versé le montant au moment de l'entrée en jouissance du moulin, comme le voulait l'usage.

136 A.E.N., Protocoles notariaux, n° 6462, acte n° 52 du 21 avril 1871.

137 A.E.N., Etat civil Namur, n' 919.

138 Née à Mettet le 27 juillet 1831 (A.E.N., Etat civil Namur, n° 901), elle épouse le 28 août 1855 Joseph Dieudonné Sklin, né à Liège le 23 septembre 1822 où il est domicilié et exerce la profession de commerçant. A.E.N., Etat civil Namur, n' 910 - Acte de mariage.

139 Né à Mettet le 16 septembre 1833. A.E.N., Etat civil Namur, n' 904. Il exerce à Mettet la profession de banquier. Bail du moulin en date du 21 mai 1880 – Voir note n' 140.

140 Etude de Maître F. Laurent à Florennes, Protocoles notariaux d'Arsène Mélot, n° 92 du 21 mai 1880.

Lambert Paquet est fils de Hubert lequel est né à Stave le 24 juillet 1790,

A.E.N., Registres paroissiaux, n° 865, f° 47. Hubert épouse le 7 août 1816 Lambertine Allard, née à Stave le 24 juillet 1791, fille de Lambert et Julie Patigny. A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n° 1450.

Lorsque naît à Stave le 12 août 1816 leur premier enfant, prénommé Lambert, Hubert Paquet exerce le métier de cultivateur. A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n° 1450. A la naissance du deuxième enfant, Bernard, le 11 janvier 1819, sa profession est meunier. A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n° 1450. Il exploite le moulin de Stave qu'a hérité sa femme par moitié avec son frère Lambert Allard. A.E.N., Protocoles notariaux, n' 4578, acte du 7 mars 1812. Lambert Paquet travaille avec son père en qualité de garçon meunier profession qu'il exerce le 27 juillet 1848 date de son mariage avec Joseph Julienne Pirchaux. A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n° 1453. Le 1er mai 1852, il prend à bail pour un terme de neuf années le moulin de Soumoy appartenant à Louis Maximilien de Robaulx de Soumoy. A.E.N., Protocoles natariaux, n' 6428. Acte du 21 avril 1852.

Son épouse étant décédée à Vodecée le 10 janvier 1853, (A.E.N., Etat civil Dinant-Philippeville, n' 1433) il épouse en secondes noces le 25 mai 1853 à Stave, Félicité Saut. A.E.N., Etat civil, Dinant-Philippeville, n' 1454. Le ménage quitte Soumoy le 29 mai 1861 pour s'établir à Stave. A.E.N., Population, n° 243 - Soumoy - Maison n° 45.

Il n'y reste pas: Lambert Paquet prend à bail le moulin de Mirwart où il s'établit avec sa famille jusqu'au 16 janvier 1866 pour résider à nouveau à Stave. Administration communale de Saint-Hubert, Awenne, Registre de la population, Section Mirwart, 167e feuillet. A Mirwart, sont nés Désiré, le 29 juillet 1860 et Aurélie Joseph, le 14 juin 1863. Administration communale de Saint-Hubert, Awenne, Etat civil naissances n° 24 (1860) et n° 14 (1863). Lambert Paquet réside à Stave le 17 août 1866, date de la naissance de son dernier enfant, Materne (voir note n° 144). Sa profession: cultivateur. Le moulin familial de Stave est exploité par son frère Bernard.

141 Administration communale de Mettet, Etat civil de Biesmerée.

142 Désiré Paquet, fils de Lambert et de Félicité Saut, est né à Mirwart, dépendance de la commune d'Awenne (Saint-Hubert) le 29 juin 1860. Administration communale de Mettet, Etat civil Biesmerée, Acte de mariage du 2 janvier 1897 de Désiré Paquet et Henriette Biot.

143 Sa profession, mentionnée dans l'acte de mariage ci-dessus est meunier; sa résidence, Biesmerée.

144 Materne Paquet, fils de Lambert et de Félicité Saut, est né à Stave le 17 août 1866. Dans l'acte de mariage de son frère Désiré avec Henriette Biot, il demeure à Biesmerée et est meunier.

145 Archives de l'Etat Liège, Protocoles notariaux d'Auguste Aerts, acte du 1er décembre 1907.

146 Etude de Maître F. Laurent à Florennes, Protocoles notariaux de A. Dartevelde, Acte n' 226.

147 Administration communale de Mettet, Etat civil Biesmerée.

148 Les prénoms et dates de naissance des trois enfants sont ceux figurant dans l'acte de vente du moulin du 28 mai 1925 dont les références sont reprises en note n° 149.

149 Etude de Maître F. Laurent à Florennes, Protocoles notariaux de A. Dartevelde, Acte n' 101.

150 Les renseignements sur les membres de la famille Paquet ayant résidé à l'Agnelée ont été pris dans le registre de la population de Biesmerée aux archives de l'administration communale de Mettet.

151 Louise Julienne, née le 9 janvier 1927. Désiré Gaston, né le 4 novembre 1928, décédé le 7 août 1934. Désiré Jules, né le 24 septembre 1934. Fernande, née le 5 décembre 1935. Jean, né le 25 septembre 1937. Joseph, né le 7 novembre 1942.

152 Marie Henriette Biot, décédée le 7 août 1934, le même jour du décès de son petit-fils Désiré Gaston.